7 conseils pour faire une critique constructive

Être critiqué n’est agréable pour personne, la réaction naturelle lorsque l’on est visé est de se défendre.

Il convient de mettre les formes lorsque vous avez des critiques à formuler à l’égard d’un collaborateur. Si vous passez outre cette démarche préalable, la critique va la plupart du temps déboucher sur des conflits ouverts ou larvés, des rancoeurs, des vengeances peu glorieuses, ….

Comment faire une critique constructive ?

1-. La paille et la poutre.

Vous avez déjà tous entendu le dicton : “On distingue mieux la paille qu’il y a dans l’oeil de son voisin que la poutre que l’on a dans le nôtre”. Avant d’adopter une démarche critique vis à vis de quelqu’un, soyez critique envers vous-même. Le meilleur moyen de tendre vers l’excellence est d’adopter cette démarche pour faire en sorte de s’améliorer continuellement.

Il vous faut donc montrer l’exemple et faire en sorte d’être, dans la mesure du possible, exempt de reproches.

2-. Dissociez critiques et ragôts

Ne faites pas de votre Acidenitrix 😀 :

critique constructive conseils

La voie directe est la meilleure façon d’exprimer une critique vis à vis d’une personne. La première chose à faire pour signaler des erreurs ou des manquements est de s’adresser à la personne visée. Dans la plupart des cas, les autres ne sont pas concernés. Il est donc inutile de se servir de personnes interposées. Dans cette situation, celui ou celle qui est visé ressentira un sentiment de trahison qui aura l’effet inverse de celui recherché : se sentant (à juste titre) attaqué, le repli sur soi et la défense de la position vont empêcher la modification du fait ou du comportement incriminé.

3-. Soyez sûr de votre critique

Posez-vous la question de savoir si la critique est justifiée. Dans le doute, demandez des avis mais faites attention à respecter le point 2-. Consultez des personnes qui ne sont pas impliquées et qui sont susceptibles d’être objectives. Dans la mesure du possible ne nommez pas la personne que vous ciblez ou si ce n’est pas possible soyez sur de la discrétion de votre interlocuteur.

4-. Soyez équitable

Pour qu’une critique soit bien acceptée, il faut qu’elle soit juste mais aussi équitable. Il n’est pas cohérent de critiquer un collaborateur(trice) pour un fait ou un comportement mais d’en autoriser d’autres à les perpétrer. La personne visée ne doit en aucun cas ressentir de l’injustice.

5-. Dissociez actes et personnes

Dès le plus jeune âge, l’entourage a tendance à associer les actes aux individus. Cela peut être désastreux car les personnes vont avoir tendance à ce que les affirmations qu’ils entendent se vérifient.

Exemple : évitez de dire à un enfant, “tu es méchant”. Si vous lui répétez cela un certain nombre de fois progressivement il va considérer cela comme un état de fait et adopter cette posture de personne méchante. La bonne façon de procéder est de dire, “ce que tu as fait est méchant”. Dans ce cas, c’est l’acte qui est visé !! L’enfant en lui-même ne se verra pas comme méchant et adoptera son comportement pour ne pas reproduire les faits qui lui ont valu la remarque.

6-. Complimentez AVANT de critiquer

Le plus souvent, les personnes font leur job du mieux qu’ils peuvent. Dans toutes leurs tâches, ils en réalisent probablement un grande partie de manière efficace et productive. Malheureusement, le comportement naturel est de considérer cela comme normal. Ceci étant, ce qui est bien fait est trop rarement souligné ou mis en évidence. Si vous voulez qu’une critique soit acceptée et perçue dans un soucis d’amélioration, il est primordial de souligner auparavant ce qui fonctionne bien. La personne doit être mise en confiance et ressentir que les autres ont une opinion positive à son propos. Ce n’est qu’à cette condition que des améliorations pourront se produire.

7-. Soyez tolérant, la perfection n’est pas de ce monde

L’erreur n’est-elle pas humain, c’est le fait même de l’homme qui entreprend d’en commettre !! Laissez la possibilité à vos collaborateurs d’apprendre de leurs erreurs. Il est impossible à quiconque d’être infaillible, soyez en conscient et n’oubliez jamais que “La critique est aisée mais l’art est difficile” (isn’t Mr Pierre)

Que faire lorsque vous êtes la cible de critiques ?

1-. Éliminez l’aspect émotionnel

Si vous croyez et que vous vous investissez dans ce que vous faites, recevoir des critiques est très difficile à accepter. Dans la mesure du possible, prenez du recul. Placez vous en spectateur de votre propre vie.

Imaginez que ce qui vous est reproché soit le fait d’un collègue, quel jugement porteriez-vous ?

2-. Soyez analytique et critique envers vous même

N’attendez pas que d’éventuelles critiques arrivent, devancez les !! Régulièrement, remettez vous (et votre travail) en cause. Prenez le temps de faire des points ponctuels : êtes-vous dans la bonne direction, les actions entreprises donnent-elles les résultats escomptés, quelles améliorations pourriez-vous apporter, ….

3-. Sachez faire le tri

Parmi les critiques, toutes ne sont pas fondées. Il vous appartient de faire le tri.

La personne qui vous critique est-elle à même de le faire ? A-t-elle bien analysé les tenants et les aboutissants ou sa critique est-elle le résultat d’un jugement trop hâtif ? La critique vise-t-elle à être constructive ou vise-t-elle à nuire ?

Quand vous avez fait ce tri indispensable, utilisez les critiques qui vous paraissent fondées pour vous améliorer et améliorer vos pratiques.

N’hésitez pas à remercier ceux qui vous ont permis cette démarche en formulant des critiques constructives, demandez à ces personnes leur avis sur les mesures que vous avez prises suite à leurs propos.

4-. Dialoguez

Ouvrez le dialogue avec la ou les personnes qui ont émis des critiques à votre propos ou sur ce que vous faites. Expliquez votre point de vue et confrontez le avec le leur. La critique est dans certains cas uniquement due à une incompréhension mutuelle.

Communiquez sur les motivations et les objectifs que vous poursuivez.

5-. Respectez vos convictions

Malgré tout ce qui vient d’être dit, des divergences peuvent subsister. Si vous êtes convaincu du bien fondé de ce que vous faites, n’y renoncez pas. Si cette position pose problème, peut être est-ce le révélateur que toute collaboration est impossible. Dans ce cas, ayez l’intelligence de vous séparer à l’amiable plutôt que de laisser dégénérer une situation envenimée.

Pensez bien que pour bien faire son job, il faut être heureux de le faire et faire preuve d’enthousiasme.

— Posted on novembre 15, 2009 at 9:25 by

Tags: ,