L’art de la critique

Calomniez calomniez il en restera toujours quelquechose ….

Chaque jour, je vois ou constate des choses qui me paraissent criticables voire contestables.

Je vois aussi des acteurs de l’Internet qui font l’apologie du social mais qui ne pensent qu’à se mettre en évidence, affichant par là un manque de congruence qui me fait parfois sourire parfois râler quand je vois que, finalement, peu de monde s’en aperçoit.

Alors devant ces constatations Faut-il passer son chemin OU  le dire, l’écrire, l’afficher ? Voilà la question qui me vient à l’esprit après avoir lu le billet de Naro : Les 10 Impostures des Médias Sociaux en France

 

Critiquer est à la portée de tous… surtout dans une société ou l’envie et la jalousie devient le mode de fonctionnement d’un nombre relativement important d’individus. Au lieu de prendre exemple sur des réussites, il est plus facile de se réjouir des échecs futurs ou de les expliquer de manière foireuse. Il a suffit de lire certains commentaires suite au décès de S. Jobs.

Voyons quelques aspects à prendre en compte dans l’art de la critique. Il s’agit d’une réflexion personnelle rapide et non documentée 😉

J’aime bien ce sujet car étant d’un naturel osant essayer de nouvelles pratiques ou de nouveaux mécanismes cela m’expose souvent à certaines critiques de personne qui font tout pour que l’immobilisme ne s’arrête jamais. J’avais déjà rédigé un billet sur la critique constructive il y a quelques temps.

1-. La légitimité

Mon avis est donc que pour pouvoir critiquer, sans se couvrir d’un certain ridicule voire être taxé de jalousie, il faut avoir une certaine légitimité. Comment cette légitimité est-elle visible ? Ce qui me vient à l’esprit est la reconnaissance des pairs. Je crois que cela a toujours été le cas et cela reste un passage obligé. Ce sont, en effet vos pairs qui comprennent ce que vous dites et ce que vous faites. Leur avis est donc le plus pertinent.

2-. La congruence

Autre aspect de la critique la congruence. Si les personnes peuvent être critiquée suite à un manque évident de congruence, il est évident que le corollaire est d’être soi-même congruent dans l’art de la critique. Par exemple, la réponse de Fred au billet de Naro inclut le passage : “Nous sommes bien d’accord qu’avec un tel billet, tu te ridiculiserais en annonçant ta reconversion en consultant-expert des médias sociaux, non ? Bienvenue dans la grande famille des imposteurs.

Notez que l’on assiste souvent à une cascade d’incohérence dans le comportement des acteurs, car l’irrationnel prend souvent le dessus et les personnes ne mesurent plus les tenants et les aboutissants de leurs paroles. Par exemple, j’ai pu lire une critique disant que Naro était prêt à tout pour faire du Click.

D’une part, si on écrit, c’est pour être lu et un des KPI est le nombre de clicks. Quant à être prêt à tout, je préfère de loin quelqu’un qui ouvre une polémique que d’autres qui passent leurs temps à reprendre des infos, voire pire des infographies en y apportant aucune valeur ajoutée. Dans ce cas, si ce n’est pour faire du click pourquoi en faire un billet et ne pas simplement Tweeter le lien initial.

3-. La pertinence

Une critique en elle-même doit être crédible et insister sur des éléments visibles, concrets et pertinents. Bien vite, suite au billet de Naro, j’ai pu lire des commentaires tournant en dérision le fait que Fred et Cédric utilisent l’URL mediassociaux.fr

Perso, je trouve effectivement que cela démontre qu’ils étaient parmi les premiers sur le sujet et que s’ils peuvent tirer parti de leur célérité à avoir réserver le nom de domaine, c’est tout à fait légitime.

4-. Le courage

En formulant des critiques, vous vous exposez à des réponses parfois cinglante. Nous sommes bien d’accord qu’avec un tel billet, tu te ridiculiserais en annonçant ta reconversion en consultant-expert des médias sociaux, non ? Bienvenue dans la grande famille des imposteurs. Vous prenez aussi le risque que ceux que vous critiquez aient une communauté qui les défendent et vous prennent à partie.

Enfin, vous vous mettez quelqu’un à dos, parfois gratuitement. Et le plus souvent, l’auteur de la critique accorde finalement peu d’importance à ses paroles ou écrits tandis que le récepteur LUI se sent blessé. De ce fait, il ne vous oubliera pas de sitôt et aura probablement l’occasion un jour de vous rendre la monnaie de votre pièce.

5-. La prudence

Au vu de ce qui précède.. avant d’émettre la critique il faut être prudent et en mesurer l’intérêt par rapport aux problèmes que cela peut engendrer. Fort de cette réflexion et des filtres cités ci-dessous, votre critique une fois émise n’en sera que plus forte et plus porteuse.

 

Merci à Naro pour le billet qui a permis cette réflexion 😉

Source image :

Congruence

— Posted on octobre 11, 2011 at 12:02 by

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