Monnaies d’entreprises, monnaies « virtuelles », monnaies du futur ? (2/3)

première partie voir ici

5-. La dette, point de non retour ?

Je vous invite à écouter cette vidéo de Chris Martenson (texte en français ici)  à propos de la dette :

[youtube bcc-TqvCXqU]

Regardez la dette gouvernementale des USA aujourd’hui :

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Et celle de la France (widget repris dans ce billet dans l’excellent blog de Julien Bonnel):

Au cours de cette année, les états ont encore accru leur endettement pour soutenir le secteur bancaire mais aussi beaucoup d’autres pans de l’économie. Au gré des interventions, nous avons eu droit à des primes (voir billet : par exemple à l’achat d’un véhicule moins polluant) ou à des réductions d’impôts (tva sur la construction ou encore tva dans la restauration). Ces dépenses intervenants alors que les rentrées fiscales sont en chute libre suite à la diminution d’activité.

La dette d’un état était, en général, détenue par ses résidents. Dans ce cas, elle ne pose pas réellement problème car l’état peut toujours recourir à l’impôt pour y faire face. Par contre, si la dette est détenue par des agents économiques étrangers, à moins de détenir suffisamment de réserves de change, le remboursement de celle-ci peut s’avérer difficile lorsque des proportions trop grandes sont atteintes.

Voyez ce que dit Wikipédia pour la France : ” en 2007 60 % de la dette de l’État français est détenue par des non-résidents (c’est-à-dire ménages ou entreprises non-français). Cette part des non-résidents est en augmentation forte et régulière depuis 1999, date à laquelle elle valait 28 %“.

La monnaie fiduciaire reposant uniquement sur la confiance que les agents lui accorde, la monnaie de certains pays en situation difficile.

Lorsqu’une monnaie est commune à certains pays (euro), l’issue est soit que les pays se désolidarisent et alors malheur au plus faible soit que les plus faible entraînent les plus forts dans leur chute. Vous allez me dire, il est fou. Pourtant la presse traditionnelle commence à faire l’écho de craquements dans la zone euro :

Il est possible que certains pays s’orientent vers des situations de perte total de confiance dans la monnaie.

6-. Monnaies alternatives

Lorsque la monnaie manque ou que les agents perdent confiance dans la monnaie, ils cherchent à s’en débarrasser au plus vite et la refuse en paiement. Des solutions alternatives se mettent alors en place :

NB : la justice a interdit le Liberty dollar suite à des poursuites engagées contre son fondateur. Le procès doit avoir lieu en 2010.

La Banque WIR a été fondée en 1934. En 1993, elle comptait 53 730 membres, 16 788 comptes et un chiffre d’affaires semestriel d’environ 0,8 million de WIR (même valeur que le franc suisse)1. En 1990, les coûts de l’organisation WIR étaient couvert par une cotisation de 8 CHF par trimestre, soit 32 CHF par an, à laquelle s’ajoute un prélèvement de 0,6% à 0,8% à chaque transaction2.
Elle compte désormais plus de 60 000 PME parmi ses partenaires qui pratiquent un système de paiement sans numéraire
.”

7-. Les “monnaies virtuelles” des communautés en ligne.

Vous pouvez regarder ce débat sur techtoc.tv (bien que quelques erreurs y aient été énoncées) pour vous faire une idée de ce que sont aujourd’hui les monnaies des communautés en ligne.

Je voudrais ressituer le terme “virtuelles”. La plupart de la monnaie que nous utilisons est virtuelle. Virtuelle dans le sens où elle n’a pas d’existence concrète (pièces et billets), il s’agit de la monnaie définie comme scripturale (à laquelle nous pouvons rajouter la monnaie électronique).

[dailymotion x8i7tg]

  1. Facebook Credits: La monnaie virtuelle de Facebook
  2. Facebook , après Google, envisage de créer sa monnaie !
  3. Google veut créer de la monnaie

La suite… jeudi. bonne lecture.  La prochaine étape, la prospective. Exercice périlleux 😀

— Posted on décembre 8, 2009 at 1:44 by

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